Burning Dylan : la playlist d'une descente en enfer !
- 4 févr.
- 2 min de lecture

À Hellébore... il n'y a pas de musique.
Il n'y a que ce silence censé nous apaiser, mais qui, moi, personnellement, m'oppresse.
Seules les portes qui claquent et qui se verrouillent au gré de nos déplacements viennent troubler les couloirs déserts, les pièces inoccupées.
Si mon corps fonctionne en mode automatique, ma tête, elle refuse cette absence de vie, ces murmures craintifs que certains osent échanger.
Alors, pour combler ce vide, je laisse la musique s'insinuer entre mes pensées comme si un inconnu mettait régulièrement une pièce dans mon juke-box.
La musique grésille et vient s'accorder à mes émotions. Parfois, il est si violent, si proche de la colère qui m’habite, qu’il s’échappe par mes pores pour imprégner les murs malsains de ma prison.
Et parfois... c'est tout l'inverse, je me sens habité d'une nostalgie, d'une tristesse latente qui me rappelle tout ce que j'ai perdu depuis ce 3 octobre, tout ce que je ne pourrais pas vivre cette année durant.
Tout ce qu'elle et moi ne partagerons pas à part quelques instants volés.
Quoi qu'il en soit, le calme d'Hellébore et de sa forêt environnante n'est qu'un artifice parfaitement orchestré par le personnel.
Un calme qui rend fou.
Un calme qui joue chaque seconde avec nos nerfs.
Et que je m'efforce de remplir avec cette playlist.
Un an entre ces quatre murs, un an de musique pour me résister.
Que la guerre commence...
Si toute mon histoire - de ma rencontre avec Daisy à mon enfermement à Hellébore - te tente, tu peux les retrouver ici
Mais attention, une partie de toi pourrait bien rester à tout jamais entre les murs de ce sordide institut...
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